29.12.10

Edinburgh

The Castle

Cow Gate

Calton Hill


Greyfriars Bobby

Dean Village

Papa, l'Ecosse a besoin de toi pour soigner ses rodho !

7.12.10

Piqûre de rappel : pourquoi c'est toujours ultra fixe de vivre au Portugal

Iza (ma bien-aimée coloc, au cas où je ne l'aurais pas encore assez dit) est rentrée de son week-end à Évora complètement déprimée. Elle avait perdu son portefeuille et tous ses papiers, de même que son portable, avait connu une désillusion sur la gente masculine portugaise assez considérable, et, comme si ce n'était pas déjà assez, il avait plu tout le week-end. Quand je l'ai vu revenir en traînant les pieds, prête à désavouer le Portugal et à sauter dans le premier avion pour Krakow, j'ai senti le désespoir me gagner moi aussi. Mais qu'est-ce qu'on foutait dans ce pays où rien ne marche comme on veut, où personne ne se bouge pour rien, où ma carte de photocopie ne fonctionne qu'une fois sur cent ? Qu'est-ce qui nous avait pris de venir passer des mois sous la pluie, dans des apparts pas chauffés, dans une ville à demi abandonnée et qui s'écroule jusque dans notre rue* ? Quelqu'un pouvait-il nous expliquer pourquoi il n'y avait plus de pipettes au labo depuis deux semaines, pourquoi ma prof de socio s'obstinait à reporter mon exposé sur mes heures de cours, pourquoi il y avait des vers dans les castanhas de Cedofeita, et pourquoi, pourquoi, pourquoi le pur jus d'orange 100% fruit n'existait dans aucun supermarché ?

C'est donc complètement blasées que nous nous sommes attablées devant nos crackers, notre Toblerone et notre verre de Porto (merci Judyta, sans toi nous ne dînerions pas), et que la saison 7 de Grey's Anatomy est venue à nous, en dernier recours, histoire de nous rappeler que oui, certaines personnes sur Terre pouvait comprendre notre souffrance - cf Christina Yang devant le grave dilemme d'une greffe de poumon, cf aussi Lexie Grey qui a des problèmes avec sa mémoire photographique, cf enfin Callie Torres qui se fait larguer à l'aéroport alors qu'elle avait décidé de suivre sa copine mutée au Maliwi.

Amertume soudaine.

Et puis je me suis rendue compte que je partais en Ecosse deux semaines plus tard,et que je n'avais pas envie d'avoir l'impression de fuir Porto, et surtout pas envie d'appréhender le retour. Que cette année, je l'avais voulu, j'en rêvais. Que j'avais passé le concours Sciences Po avec l'image de la 3A clignotant dans ma tête. Partir où je voulais... A l'autre bout du monde, qui sait ? Bon, finalement, c'est le Portugal que j'ai choisi, l'Europe, une heure de décalage horaire. Mais mine de rien, le décalage culturel, lui, se ressent en permanence, parfois sous la forme de grosses claques et de désillusions, mais parfois aussi comme une libération. Alors voilà, j'ai décidé de redevenir optimiste. De sortir de l'hibernation dans laquelle le froid m'a plongé, de secouer un peu la lassitude qui s'est peu à peu installée, au cours de ces trois mois. J'avais besoin d'une piqûre de rappel : car, oui, c'est toujours super fixe de vivre au Portugal. Laissez-moi vous le prouver en 10 raisons.

1- On peut traverser le pays du nord au sud en 10 heures, et pour moins de 30 euros. Et oui, c'est un petit pays, mais au moins en un an, j'ai le temps de tout voir. De Bragança à Faro, à la mi-juillet le Portugal n'aura plus de secrets pour moi !

2- Porto possède un micro-climat qui peut vous faire vivre des expériences météorologiques extrêmes et complètement contraires en l'espace de moins de trois jours. Démonstration. Vendredi : température extérieure de 0°, température intérieure de 5°, temps sec et ensoleillé. Samedi : temps stationnaire, p'tête bien qu'y va pleuvoir, p'tête bien que non. En tout cas y fait pô chaud. On relève quelques éclairs, mais pas signe de pluie. Dimanche : température extérieure de 18°, on ouvre grand les fenêtres pour réchauffer l'intérieur, mais on les referme une heure plus tard pour une session de quarante heure de pluie tiède et incessante. La mousson de décembre. La rue devient torrent, l'eau infiltre toutes les pièces de la maison, mais il fait tellement chaud que je pourrais aussi bien être en tongs. Le Portugal, où l'invention du climat tropical à l'européenne.

3- Fréquenter une fac portugaise apprend à développer ses réflexes et son imagination. En effet, comme l'information/la salle de cours/le livre de la bibliothèque que vous cherchez n'est jamais là où vous pouvez le penser, il faut exhumer des trésors de créativité pour assister au bon cours, obtenir le bon formulaire ou faire une recherche bibliographique. Exemple : le planning des exams. Affiché pendant un jour et demi (ni plus ni moins) dans un couloir obscur dont je n'avais jamais entendu parler. Retiré sans raison aucune alors que pas plus d'un quart de la fac n'a dû pouvoir le consulter. Sensé reparaître sur le portail informatique. Pas de signe de vie depuis deux semaines.

4- Au Portugal, on peut faire du shopping le dimanche, et même jusqu'à minuit. Ouais ouais.

5- Au Portugal, les compagnies d'électricité nous donnent de l'argent parce qu'on a trop payé le mois dernier (et personne ne voulait nous croire quand on disait que c'était trop cher en novembre... Tsss).

6- Finalement, le portugais a beau être timide, il est très facile de trouver un sujet de conversation, il faut juste savoir lequel. J'ai appris de mes précédentes expériences que demander des renseignements au sujet du cours à son voisin de classe n'est vraiment pas la bonne méthode si on veut obtenir une réponse. Par contre, les sujets suivants ont rencontré un franc succès : la nourriture, le temps qu'il fait, le dernier match de foot. Pour ceux qui s'apprêterait à dire que c'est comme en France, je vous arrête tout de suite. Parce que oui, je parle ici de tout le monde, tout genre, tout âge, toute taille. Parce que non, il n'y a pas d'autre sujet universel. Si tu te lances au hasard sur une cible inconnue, c'est ces trois là et basta.

7- Au Portugal, ou au moins à Porto, il y a la praxe et ses petits praxistas tout de noir vêtus. En été c'était déjà très drôle de les voir suer dans leurs collants et sous leur cape. Maintenant, c'est encore plus marrant de les voir grelotter dans les mêmes conditions, tout en essayant de s'abriter des intempéries avec leur petite pochette en cuir.

8- Mes jambes sont dures comme du granit. C'est ce à quoi il faut s'attendre quand on vient vivre dans une ville construite sur une succession de collines.

9- Au Portugal il y a Izabela Stachowizc - alias Belinha Maya Stachowizca - et vivre avec une personne qui aime autant mes brownies, ça n'a pas de prix.

10- Et enfin, le Portugal c'est bien, parce que j'aime dire des mots avec plein de -chhh-, parce que j'aime faire du vin chaud avec du Minho en brique, parce qu'on peut acheter des marrons chauds partout dans la rue et que même, y a pas tout le temps des vers dedans, parce qu'on peut entrer dans les bars et aller aux toilettes sans consommer, parce qu'on peut rester dans ces mêmes bars pendant des heures avec un café, parce qu'on prend le temps, on prend le temps de tout. Parce que je peux partir de chez moi à l'heure du début de cours et toujours arriver avant le prof. Ca nuit à la productivité, mais qu'est-ce que c'est bon pour le moral.

* Référence à l'écroulement, naturel ou pas, on ne sait pas, d'une maison à 20 mètres de notre immeuble. Elle était "à vendre" depuis notre arrivée et sûrement depuis de longs mois, et les fenêtres étaient barricadées, comme celles des maisons de la moitié de notre rue. En trois mois, c'est la cinquième qui s'effondre et qui nous étouffe avec sa poussière et ses bulldozers.

30.11.10

Caralho, que frio !

Après une semaine de faible soleil - quoique assez fort pour vous défoncer les yeux, ici on a pas la neige mais on a les pavés blancs - la pluie est revenue. Doucement, sournoisement d'abord, puis version déluge comme elle a l'habitude de se montrer ici. Ca arrive sans prévenir, tu marches tranquillement sous un ciel gris et menaçant, et tu as à peine le temps de sortir ton parapluie - vert pomme de chez le chinois dans mon cas - que ça te submerge, d'un coup, sans petite bruine d'avertissement. Aguaceiro.

Hâte d'arriver à Edinburgh, qu'au moins le froid prenne un peu de sens, un peu de neige. Déjà marre de vivre dans un pays où tout est inversé. Où il fait plus frois dedans que dehors. Où j'enlève mes gants en sortant de chez moi, où je n'ai plus envie d'aller me coucher parce que je sais que la température intérieure de mon lit est de 10°, alors que dans la cuisine il fait 15° grâce au four (oui, j'ai encore fait un gâteau).

Dernières nouvelles : nous avons désormais un canapé ! Il gisait au carrefour Torrinha-Anibal Cunha, abandonné par ses anciens propriétaires - que l'on a d'ailleurs vu un quart d'heure plus tard revenir d'Ikea avec son remplaçant, tout beau, tout propre, tout neuf. Pourtant on comprend pas ce qui lui manque au vieux ! Bon ok, il est un peu déchiré - ça se recoud - il pue - mais ça se désodorise... Il est aussi infesté d'insectes - mais on a dur Raid - et recouvert de poussière crasseuse - mais un aspirateur, ça s'emprunte... Bref, le canap parfait, tout en armatures et en mousse moisie, amor a primeira vista. Nous voilà donc, Iza, Zosia et moi, rendues à pousser notre nouvel ami tout le long de la très trèèèès longue Rua Torrinha, heureusement dans le sens de la descente. Quelques pauses plus tard, on découvre que le canap fait aussi lit - vous savez, celui qui se déplie ! Notre enthousiasme en est renouvelé, et une fois rameuté un type à moustache pour nous aider, on arrive à traverser la rue et à déposer notre précieux en bas de l'immeuble. 

A l'heure où je vous parle, Ricardo-João-Pedro (il lui fallait un bon nom de portugais !) se porte bien, il est recouvert d'un magnifique drap blanc et trône dans notre salon sans fenêtre entre la table et les 3 chaises. Il a beaucoup plus à tous nos invités, venus hier soir fêter Andrzejki avec nous - car dans un monde aussi polonisé que le mien, on fête Andrzejki en faisant couler de la cire dans le trou d'une clé. Véridique.


Je ne me sens pas tellement le courage d'un compte-rendu sur mes cours et mes progrès en portugais, je dirais simplement que j'ai hâte que les premiers soient finis, que je puisse enfin m'occuper de trucs intéressants au lieu de bavarder de la fricatização palatal à qui mieux mieux. Quant aux seconds, ils se portent plutôt bien, même si ce matin je suis restée muette devant le long monologue d'une fille de mon cours d'HLPOR, ne comprenant strictement rien, l'esprit entièrement concentré sur la chaleur de mon lit au petit matin et aux heures de sommeil que j'aurais pu gagner si j'avais su que ce cours pourri avait été annulé. Voilà, conclusion : je m'améliore, mais j'ai quand même des gros moments de bug. Gênant.


Allez, pour terminer, quelques photos de Barcelone quand j'y étais il y a 2 semaines, histoire de faire pleurer les victimes du froid, de la neige, de la pluie (moi y compris).


Vue du haut du Parc Guëll


Youlita, si tu me faisais l'honneur de me passer ta version de cette splendide photo, parce qu'il me semble qu'on a un peu moins des têtes de touristes crispées sur la tienne ^^

La fameuse Sagrada Familia : 3h de queue et 10€ pour 20 minutes de visite... On a préféré zaper.



Zumo de fresa ! Zumo de naranja ! Natural !


Papa, Maman, rassurez-vous, je n'ai pas fait de folies, c'était le sac de Julie.

8.11.10

Décloîtrés #4

http://decloitres.wordpress.com/

 

Le fameux journal des 3A de Sciences Po Rennes enfin disponible en format numérique... Et où je me paye le luxe de me faire héberger ! Découvrir la vie après 60 ans au delà de nos frontières après deux mois de mobilisation nationale sur les retraites, s'accouder aux bars des quatre coins de la planètes, voyager voyager voyager... Juste un clic, et notre vie d'expats pour un an s'invite sur votre écran !

 

  

22.10.10

Portugal é fixe, não é ?

Foz
Jardins de Serralves
Casa do Cha de Serralves - bolos de chocolate deliciosos...


Petit coup de déprime ces derniers jours, après une semaine incroyablement incroyable d'incroyabilité. Découvrir tous ces quartiers, tous ces endroits inconnus dans ma propre ville en si bonne compagnie, ne penser aux cours que quand on y va, savourer le soleil revenu pour 7 jours d'été indien... Forcément, quand ça s'arrête, ça fait un peu mal. J'ai passé trois jours à aller en cours et à bailler, à me rendre compte peu à peu que la moitié de mes profs sont profondément soporifiques, et que l'autre moitié parle trop vite pour que je la comprenne. Bizarre impression que, si j'arrivais à me concentrer un chouia plus, je comprendrais tout, mais que mon cerveau s'embourbe, et que tout m'échappe. Je suis au bord de comprendre, mais à 19h, je n'arrive plus à me concentrer, et Manuel Loff parle du Zentrum et du Front Populaire dans le vide. Frustrant.

Déjà plus agréable de remarquer que niveau conversation par contre, je m'améliore. Mon portugais a beau être follement aléatoire, j'arrive à me faire comprendre, je comprend, j'arrive à parler de choses et d'autres à rythme à peu près normal. Difficulté suivante : trouver des interlocuteurs. Car le portugais est timide. Si tu ne viens pas le chercher, le tirer par sa petite cape noire de praxista, il y a peu de chance pour qu'il vienne de lui-même te parler. Bien sûr il y a des exceptions, mais en règle générale, tous les Erasmus le disent : il est très difficile de faire la conversation à un portugais. Alors je m'exerce avec Beatriz, on déblate du portognol comme on n'en fait plus, et ça ne ressemble à rien, mais c'est fou comme on arrive à se comprendre.

Beatriz, je la connais depuis 2 jours, et on s'est déjà dit plus de trucs qu'aux trois quarts des étudiants étrangers que j'ai rencontré ici. Les gens passent, on se sourit, on pousse de grands cris et on se serre dans les bras en soirée (à la mode italienne), mais dès qu'il s'agit de discuter, c'est plus compliqué. Tu viens d'où ? T'as déjà un appart ? Ah, des colocs brésiliens c'est cool, tu peux pratiquer o português comme ça... T'es allé à la dernière soirée ESN ? - Grande lassitude.

Mais parce qu'il y a quand même des bonnes nouvelles, qu'il n'y a pas que des factures d'électricité astronomique à payer, des bouteilles de gaz vides, des cours de socio à mourir d'ennui, des livres d'anglais à photocopier et le soleil qui disparait : je vais à Barcelone avec Julie ! Me replonger un peu dans l'espagnol, serrer la blonde dans mes bras, me remplir d'accent américain de ses potes jusqu'aux oreilles, et repartir Rua da Torrinha avec du soleil dans la tête. Vivement novembre.

N.B. Cet article est particulièrement inconsistant, je m'excuse de ne pas raconter plus mon quotidien... Il y a des milliers de choses dont je pourrais parler : cette fameuse praxe, Braga, Serralves, le régime portugais (celui-là, il mériterait des pages et des pages bien gratinées), la fac, les cours de danse auxquels j'espère m'inscrire.... J'essayerais de rendre le prochain article plus intéressant !

6.10.10

A mulher portuguesa no metro do Porto critica a palatalizaçao da Bryony : é pétainisto demais.

Il paraitrait que le premier mois terminé, à la tradition du premier bilan l'on doit se plier. Alors voilà, je ne l'ai pas fait exprès, mais je réalise alors que je clique sur 'Nouveau message' que ça fait tout juste un mois que je suis ici. J'ai l'impression d'y avoir toujours été, alors que tout mon quotidien respire encore la nouveauté. Des découvertes à la pelle, des voyages sur le tas, pas organisés, départ en retard, toujours. Régua et Pinhão ce week-end, pour profiter des derniers jours de vendanges et se délecter de quelques gouttes gratos de Porto millésimé. Braga hier, profitant do Centenario da Republica - et donc jour férié - pour une échappée vers le nord. Eh ben au nord il fait froid. (Et à part ça ? Superbe Mosteiro Bom Jesus perdu au milieu de la forêt, j'essayerais de penser à mettre une photo plus tard).

Mes cours commencent à ressembler à quelque chose, sur le papier et dans ma tête. Ma coloc prend des allures de gentille petite famille cuisinant des gâteaux au carottes à ne plus savoir qu'en faire. Les soirées ESN ont commencé en trombe vendredi dernier sur de la techno à ch***, et hier soir au rythme du fado (Portuguese Night oblige) et des chants universitaires des golios que sont les 'capes noires'. Des rencontres, les premiers étudiants français croisés depuis que je suis ici, et la bizarre impression que converser en français avec mes compatriotes n'a rien de normal et que je serais bien plus à l'aise en anglais, malgré mon déficit de vocabulaire et mes erreurs de grammaire... Pour la même impression à propos du portugais on repassera - plus tard. Des polonais par dizaines, mon busy buddy qui se fout de mon accent mais corrige quand même mes fautes et me paye des verres, donc il est pardonné. De la pluie pluie pluie - et mon parapluie Monoprix 2€ défoncé par un coup de vent. Pingo Doce ferme à 20h les jours fériés :-o ! Un chant impromptu dans l'escalier du local ESN : "Don't goooooo" (version polyphonique).

Dans deux jours, je pars retrouver le soleil au Surf Camp de Peniche!
Dans six jours, c'est Max qui vient me retrouver pour une semaine portuense... :-)

P.S. Ne jamais jamais jamais promettre de finir un article plus tard, c'est juste impossible de s'y remettre 2 semaines après. Désolée pour ceux que mon périple lisboeta aurait passionné...

Cycy, si tu me lis... Et pour les autres : pastel de nata de Belém. Fait partie des choses qui, même dans le cas où mon année se révélait un échec total, voire retentissant, m'empêcherait de regretter ma destination.
Portugal, amo-te.

28.9.10

"Now I don't harldy know her, but I think I could love her"

J'ai parcouru Lisbonne avec "Crimson and Clover" dans la tête... Trois petits jours ne sont jamais suffisants pour découvrir une ville, et encore moins pour s'y sentir chez soi. Mon premier jour là-bas a d'abord fait naître une certaine déception : Lisbonne déborde de touristes et je n'y retrouvais pas l'intimité qu'offre Porto et ses petites rues recroquevillées sur le Douro. Les panoramas qu'on m'avait promis splendides sur la ville et son estuaire me paraissaient trop larges, trop spacieux, je ne me retrouvais pas. Tout était trop grand, j'étais dépassée : trop de choses à voir en si peu de temps, trop de rues à parcourir, trop de pages dans le Routard, trop de bus à prendre. Et puis je me suis laissée guider par Iza, qui était déjà venue il y a deux ans, et qui savais mieux que moi ce qu'il fallait voir, faire, guider par Pedro aussi, lisboète accompli qui nous a fait découvrir "Lisboa à noite", des recoins de la ville qu'aucun touriste ne trouverais jamais par lui-même. J'ai fini par appréhender Lisbonne d'une autre façon : comme une capitale d'abord, donc forcément plus grande que Porto, et aussi comme une ville plus culturelle, regorgeant de musées et d'expos. Tout ça amène les touristes... Et il faut faire avec. Il est plus difficile d'être dépaysée quand on entend du français à tous les coins de rues et que les locaux vous parlent spontanément en anglais. Mais c'est le prix à payer ! Lisbonne me reverra au printemps, c'est certain, mais en attendant, je suis contente d'avoir choisi une ville moins européenne, moins cosmopolite pour l'année.


1st stop in Fatima : grosse désillusion. Ce que j'imaginais comme un lieu de foi, de spiritualité, s'est avéré être une énorme usine à pélerins : un énorme bloc de béton se faisant appeler église, des centaines de boutiques vendant les mêmes statues de la Vierge fluorescentes... Tout ça nous a un peu dégoûtées, et nous avons vite sauté dans le prochain bus pour Lisbonne, regrettant cette heure perdue à errer au milieu des bûchers de bougies et des vendeurs ambulants...


16h30 : arrivée à Lisbonne, trois heures à tuer avant de retrouver notre hôte (from couch-surfing of course) à côté do Estadio da Luz (les connaisseurs apprécieront !). Nous les avons passé au bord do Rio Tejo,  à manger nos premières douceurs lisboetas... Ce fut divin !


[To be continued... C'est que j'ai commencé à bosser !]